C'est la crise ?
"On veut moins d'état"
"Trop d'état tue les entreprises"
"Si la France est dans cet état, c'est la faute aux socialistes"
"Si les francais travaillaient un peu (ben oui quoi, bande de feignants), la France irait mieux"
Ne voila que quelques unes des diatribes toutes faites que la droite sarko-chiraquienne à tendance néo libérale ne cesse de nous asséner, comme des vérités absolues, depuis maintenant plus de 10 ans (bientot 14 ans d'ailleurs).
Dans un premier temps, un bon nombre de français (dont j'ai l'honneur de ne pas faire partie) y a cru, ils allaient "travailler plus" pour "gagner plus", ils allaient faire changer les choses et, ensemble, "tout serait possible".
Puis il a fallu se rendre à l'évidence, tout n'allait pas être possible, mais ce n'était pas la faute à la droite, c'était celle du gouvernement d'avant (de gauche peut être ???), la faute au mauvais temps, la faute à la conjoncture, au prix du pétrole, au taux d'humidité de l'eau et j'en passe et des meilleures.
Aujourd'hui, on est bel et bien dans la merde.
Et, cette panade, elle n'est pas venue toute seule avec ses petits pieds, non. Certains lui ont tenu la main, lui ouvrant toute grande la route. Je suis même sur qu'il y en a qui ont spéculé sur cette chienlit ambiante, espèrant au passage encaisser quelque bénéfice sur les moins values qui seraient réalisées.
Sauf que, à trop jouer avec le système, on a perdu. Le système, il a sorties ses petites dents toutes neuves et il a mordu, d'abord un petit peu (aux états unis, rappelez vous la "crise des subprimes"), puis de plus en plus fort (Jérome Kerviel, si tu nous regardes), jusqu'il y a quelques semaines, où il a bien fallu reconnaître que le bordel mis en place allait être difficile à nettoyer.
Et quelle n'a pas été la réponse apportée par les chanvres du libéralisme, ceux qui hier encore promettaient que l'état ne se devait plus d'être interventionniste, qui ne pouvaient "rien faire" pour les augmentations de salaire ?
Ils ont nationalisé !! Ils ont pris l'argent de cet état "inutile et futile" pour renflouer les caisses de ceux qui avaient trop joué.
Dans l'absolu, il est de la responsabilité d'un état que de sauver son économie, d'autant plus lorsqu'elle (l'économie) se voit à l'échelle de 25 pays.
Mais dans la pratique, l'intervention de l'état aurait du être accompagnée de garanties "qu'on ne l'y reprendrait plus", pas de chèques signés en blanc aux banques et aux industries qui avaient trop joué !
Avez vous entendu parler, ne serait-ce qu'une seule fois, du licenciement d'un pdg de banque ou de la mise au placard d'un industriel qui auraient pris trop de risques avec l'argent de leurs entreprises ?
Jamais !
Avez vous entendu parler une seule fois d'un "trader qui avait prises des positions dangereuses", qu'on a conspué ?
Oui, Jérome Kerviel.
En résumé, comme toujours avec la droite, 2 poids - 2 mesures, selon que vous serez, etc, etc, etc (tiens, bizarre de citer un texte repris par un chanteur de droite !.
En clair, 2008 a été une belle tartine de merde, je vous prédis que 2009 n'en sera pas mieux, Mesdames et Messieurs, préparez les pattes, y'en n'aura pas pour tout le monde.
Bonnes fêtes de fin d'année (quand même) à toutes et à tous,
Olivier



